Silhouettiste

Découpe aux ciseaux de profils en silhouette

L’art du Silhouettiste :

Un peu d’histoire :

Silhouette, comme Poubelle, sont des noms propres.
Étienne de Silhouette est contrôleur général des finances de Louis XV en mars1759. À peine nommé, il veut remettre de l’ordre dans les finances royales en instaurant de nouvelles taxes à l’encontre des riches et en supprimant certains privilèges, tels les exemptions fiscales et autres pensions royales ! Et ce 20 ans avant la Révolution française. La colère de la cour fut telle qu’il devint immédiatement très impopulaire et fut remercié 8 mois plus tard, dès novembre 1759. Il mena alors une vie retranchée dans son château de Bry sur Marne.
La vulgarisation du mot « silhouette » vient probablement d’une moquerie à l’égard de cette existence à l’ombre à laquelle il était maintenant réduit ou plutôt du fait que monsieur de Silhouette utilisa dorénavant son temps libre à faire des portraits de silhouettes ?
Nul ne peut le dire exactement. Une chose est sûre, Etienne de Silhouette avait conçu une lampe de sa propre invention grâce à laquelle il éclairait les personnes assises devant un écran de parchemin. Il se fit une réputation en détourant ainsi les ombres projetées de ses invités, souvent directement sur les murs de son château.
L’art de la silhouette était très en vogue au 18e siècle en Europe. La popularité de cet art vient du fait que c’était accessible au peuple, qui n’avait pas les moyens de se payer les faveurs d’un peintre pour réaliser le portrait d’un parent. Alors les longues nuits d’hiver, drap, chandelles et découpe patiente du profil du patriarche avant qu’il ne disparaisse définitivement. C’est devenu tellement populaire que les bijoutiers s’en sont emparés… Rappelez-vous les Camées à l’époque de Louis XVI…
Ensuite les humanistes s’en sont emparés, entre autre chez nous en Alsace, le célèbre Pasteur OBERLIN nommé en 1767 à Malmerspach, petit village déshérité et pauvre de la vallée de la Bruche.

La découpe de silhouette de nos jours :

Moins populaire que la caricature, la découpe de silhouette perdure néanmoins, sur la place du tertre à Montmartre et lors de soirées événementielles à l’identique de la caricature, comme prestation pour le public. L’artiste découpe le profil des convives lorsque ceux-ci discutent pendant des apéritifs dînatoires par exemple. Le but est de réaliser la découpe la plus proche possible de la réalité de façon à saisir le profil exact de la personne. La ressemblance de la découpe est obligatoire. Si pour la caricature un dessin peu ressemblant mais drôle est toujours apprécié, dans la silhouette, ou il n’y a que la ressemblance et la justesse comme critères, si c’est pas ça… c’est pas ça… c’est tout simplement pas accepté.
Certainement une explication au fait qu’il existe beaucoup moins de silhouettistes que de caricaturistes…

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